Ceuta : le renseignement espagnol accuse le Maroc de passivité
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Maghrebemergent

Le renseignement espagnol affirme que les autorités marocaines avaient été alertées le 29 juillet des assauts massifs préparés contre Ceuta les 30 et 31 juillet. Un rapport transmis à l’Audience nationale accuse les forces marocaines de passivité lors de l’arrivée des migrants, selon des extraits publiés par la presse espagnole.
Le renseignement espagnol accuse les forces marocaines d’avoir fait preuve de passivité lors des entrées massives de migrants à Ceuta, les 30 et 31 juillet. Le Centre national de renseignement (CNI) affirme que les autorités marocaines avaient été prévenues des préparatifs, selon des rapports transmis à l’Audience nationale et des extraits publiés par la presse espagnole.
Le CNI indique avoir adressé une alerte urgente à ses homologues marocains le 29 juillet. Elle signalait des appels à un assaut par terre et par mer, relayés notamment dans un groupe WhatsApp et une page Facebook. Le rapport estime que le déploiement des forces marocaines a été insuffisant et que leur attitude a permis le franchissement de la frontière vers 11 heures, le 30 juillet.
Un rapport de la police espagnole transmis à la juge María Tardón va plus loin : il dénonce une « totale permissivité » et affirme que des agents en civil ont orienté des migrants vers certains points de passage. Il évoque aussi une « organisation structurée ». Le CNI, lui, ne conclut pas que Rabat a organisé les passages. Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez a également écarté cette hypothèse, tout en laissant ouverte une réévaluation si de nouveaux éléments apparaissent.
La crise avait déjà suscité des critiques de Pedro Sánchez sur le contrôle marocain des frontières, le 22 septembre, avant que le président du gouvernement espagnol ne salue le renforcement de la sécurité à la frontière de Sebta le lendemain. Ces échanges s’inscrivent dans le contexte des relations migratoires entre le Maroc et l’Espagne, auxquelles les deux pays ont associé une nouvelle feuille de route annoncée le 9 octobre.







