Les investissements énergétiques marocains pourraient réduire l’influence de l’Espagne
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Bladi

L’ancien responsable espagnol Manuel Argüelles estime que les investissements énergétiques du Maroc pourraient réduire l’influence de Madrid en cas de tensions entre les deux pays. Le programme 2026-2030 de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable prévoit notamment 3 744 mégawatts de nouvelles capacités de production, selon Manuel Argüelles, cité par Economía Digital.
Manuel Argüelles, ancien directeur général de l’énergie de la région espagnole de Valence, estime que les projets énergétiques du Maroc pourraient réduire l’influence de Madrid lors de futures tensions diplomatiques, selon une tribune publiée le 1er novembre par le média espagnol Economía Digital. L’Espagne a exporté 3 880 gigawattheures d’électricité vers le Maroc en 2025, près de 8 % de la demande marocaine, et fournit aussi au royaume un accès au gaz naturel liquéfié via ses terminaux et le gazoduc Maghreb-Europe, utilisé en sens inverse.
Le programme 2026-2030 de l’Office national de l’électricité (ONEE), confirmé par le ministère marocain des Finances, prévoit 3 744 mégawatts de nouvelles capacités de production au gaz. Il s’inscrit dans un investissement de 177 milliards de dirhams dans le secteur électrique, destiné notamment à accompagner le développement des énergies renouvelables.
Le terminal de gaz naturel liquéfié prévu à Nador West Med pourrait traiter jusqu’à cinq milliards de mètres cubes par an. Ce projet permettrait au Maroc d’importer du gaz directement sur les marchés internationaux, sans dépendre nécessairement des terminaux espagnols, selon l’analyse de Manuel Argüelles. Le Maroc et le Portugal ont également relancé leur coopération sur les connexions électriques en juillet.
Cette évolution s’inscrit dans une relation énergétique où l’Espagne a aussi fourni au Maroc 161 000 tonnes de diesel en août, selon un fait publié le 24 octobre. Le programme marocain prévoit désormais de développer des capacités nationales de production et d’importation de gaz.





