Les États-Unis réduiront leur aide sanitaire au Kenya de 32,8 milliards
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kenyans

L’aide sanitaire annuelle américaine au Kenya doit passer de 53,6 milliards de shillings en 2026 à 20,8 milliards en 2030, soit une baisse de 32,8 milliards. Cette réduction touchera notamment les programmes contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, tandis que Nairobi augmentera progressivement sa contribution, selon la chargée d’affaires Susan Burns citée par Kenyans.co.ke.
Les États-Unis ramèneront leur financement annuel de la santé au Kenya de 53,6 milliards de shillings, soit 414 millions de dollars, en 2026 à 20,8 milliards de shillings, soit 161 millions de dollars, en 2030. La réduction de 32,8 milliards de shillings s’inscrit dans un accord bilatéral qui prévoit une prise en charge progressive des programmes sanitaires par le gouvernement kényan, rapporte Kenyans.co.ke.
L’annonce a été faite le 22 octobre à Nairobi par Susan Burns, chargée d’affaires des États-Unis au Kenya, lors du Trust Summit. Les programmes concernés couvrent notamment le VIH, la tuberculose, le paludisme, la poliomyélite, la santé maternelle et infantile ainsi que la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.
Le cadre quinquennal prévoit 207 milliards de shillings, soit 1,6 milliard de dollars, de ressources américaines et 110 milliards de shillings, soit 850 millions de dollars, du Kenya. Les versements seront liés à des objectifs de performance, tandis que Nairobi devra accroître ses dépenses nationales et intégrer progressivement les programmes dans son système de santé, notamment dans les prestations de la Social Health Authority, selon Susan Burns.
Cette réduction fait suite à la réorganisation de l’aide extérieure américaine engagée par l’administration de Donald Trump. La suspension de cette aide pour réexamen, décidée en janvier 2025, avait déjà perturbé des programmes de santé au Kenya et suscité des inquiétudes sur la continuité des traitements contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, rapporte Kenyans.co.ke.


