Les bases américaines exposent les alliés du Golfe aux représailles iraniennes
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan

Les bases militaires américaines installées dans le Golfe pourraient devenir des cibles iraniennes en cas de nouvelles frappes ordonnées par Donald Trump. Cette vulnérabilité a dominé les discussions du Dialogue de Manama, tandis que le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a averti qu’une nouvelle guerre serait plus dangereuse, selon Sowetan.
Les bases militaires américaines dans le Golfe pourraient devenir des cibles de représailles iraniennes si Washington frappe de nouveau l’Iran, selon des responsables et des participants cités par Reuters. Les missiles iraniens avaient visé des installations militaires américaines et des sites énergétiques du Golfe lors des derniers combats, révélant la vulnérabilité des pays qui accueillent ces bases.
Cette menace a dominé les discussions du Dialogue de Manama, conférence annuelle sur la sécurité organisée à Bahreïn le week-end précédant le 2 novembre. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a averti qu’un nouveau conflit serait plus dangereux et destructeur que le précédent. Quatre responsables européens ont estimé que les forces américaines déployées dans la région pourraient permettre une attaque à court terme, éventuellement dès cette semaine.
Selon deux responsables européens cités par Reuters, une éventuelle opération américaine viserait probablement des sites nucléaires iraniens, dont des installations de recherche et développement. Des responsables iraniens ont indiqué à l’agence que Téhéran avait établi des listes de cibles pour riposter, notamment des bases militaires et des câbles de télécommunications sous-marins. Les infrastructures énergétiques, les usines de dessalement et des cibles visibles dans les villes du Golfe pourraient également être exposées.
La nouvelle menace de Donald Trump intervient après ses menaces de frappes contre l’Iran évoquées le 31 octobre. Le président américain a déclaré qu’il pourrait lancer une nouvelle opération après les élections de mi-mandat, prévues mardi 3 novembre. L’Iran avait averti le 1er novembre qu’une nouvelle guerre avec les États-Unis durerait plus longtemps, selon les autorités iraniennes.


