Les avocats ougandais réclament la démission de Douglas Singiza
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Monitor

L’Uganda Law Society demande la démission de Douglas Singiza, président de la Commission des services judiciaires, après son soutien présumé à la candidature présidentielle de Muhoozi Kainerugaba en 2031. L’association a également demandé à la Cour constitutionnelle d’examiner une requête contestant la nomination de Singiza, selon l’agence Uganda Radio Network.
L’Uganda Law Society (ULS), l’association du barreau ougandais, a réclamé la démission de Douglas Singiza de la présidence de la Commission des services judiciaires, après son soutien présumé à la candidature présidentielle du général Muhoozi Kainerugaba pour 2031. L’ULS a annoncé cette demande dans un communiqué, rapporte l’agence Uganda Radio Network, reprise par le Daily Monitor.
Le président de l’association, Isaac K. Ssemakadde, estime que la présence de Singiza au siège de la Ligue patriotique d’Ouganda (PLU), mouvement qui soutient Muhoozi, met en cause la neutralité attendue d’un haut responsable judiciaire. L’ULS demande aussi à la Cour constitutionnelle d’examiner en urgence une requête contestant la nomination de Singiza et une demande visant à empêcher la commission de fonctionner sous sa direction.
La controverse a été alimentée par la diffusion d’une photo montrant Singiza avec le député Michael Mawanda dans les bureaux de la PLU, à Kampala. Singiza n’avait pas confirmé ni démenti publiquement s’y être rendu au moment où le Daily Monitor a publié son article, vendredi 30 octobre.
La demande intervient alors que des partisans de la PLU font campagne pour soutenir Muhoozi à l’élection présidentielle de 2031. Mardi, le député Daudi Kabanda a affirmé que le président Yoweri Museveni avait adoubé son fils lors d’une réunion du comité exécutif central du Mouvement de résistance nationale, le parti au pouvoir. La candidature de Muhoozi était déjà au centre de l’actualité après cette annonce, le 28 octobre.
Ssemakadde a invoqué l’article 128 de la Constitution ougandaise, qui protège l’indépendance de la justice, ainsi que le code de conduite judiciaire et les principes de Bangalore, qui appellent les juges à rester impartiaux et à s’abstenir d’activités politiques.



