Le tourisme médical coûte 2 milliards de dollars par an au Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Businessday
Le Nigeria perdrait chaque année 2 milliards de dollars en raison des soins que ses habitants vont chercher à l’étranger, a déclaré Charles Ugwuanyi, directeur général du Wellington Hospital for Neurology and Neurosurgery à Abuja. Lors du 15e anniversaire de l’établissement, il a appelé à investir dans les soins spécialisés locaux, l’équipement médical, la formation et l’assurance santé, rapporte Businessday.
Le tourisme médical fait perdre environ 2 milliards de dollars par an au Nigeria, selon Charles Ugwuanyi, directeur général du Wellington Hospital for Neurology and Neurosurgery, à Abuja. Il a appelé lundi le gouvernement à renforcer l’offre locale de soins spécialisés, lors d’une cérémonie marquant les 15 ans de l’établissement, rapporte Businessday.
Charles Ugwuanyi estime que des incitations aux hôpitaux privés spécialisés, une alimentation électrique plus fiable et une couverture d’assurance élargie aux traitements complexes pourraient limiter ces dépenses à l’étranger. Il a également plaidé pour la formation continue et le maintien des professionnels de santé dans le pays afin de renforcer la confiance des patients dans les établissements nigérians.
En quinze ans, son hôpital a pris en charge 9 457 patients et réalisé 4 657 opérations liées à des affections du cerveau, de la colonne vertébrale et des nerfs périphériques. Le bilan comprend 2 150 opérations cérébrales et 2 307 interventions de la colonne vertébrale. L’établissement dispose notamment de six blocs opératoires, d’équipements de diagnostic spécialisés et de sept appareils de dialyse. Il a aussi installé des panneaux solaires pour assurer l’alimentation électrique de ses équipements.
Le directeur a par ailleurs alerté sur les risques pour les reins liés à l’hypertension, au diabète et à l’usage abusif d’antalgiques comme l’ibuprofène, l’indométacine et le naproxène. Il a appelé à un suivi médical régulier et à une meilleure sensibilisation, notamment auprès des jeunes qui ignorent parfois leur hypertension ou leur diabète.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.





