Le syndicat NEHAWU critique la stratégie budgétaire sud-africaine
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Mediadon
Le syndicat sud-africain NEHAWU réagit à la présentation de la déclaration de politique budgétaire à moyen terme 2026 par le ministre des Finances Enoch Godongwana. Il critique une stratégie de maîtrise des dépenses et de stabilisation de la dette jugée insuffisamment adaptée au chômage, à la pauvreté et aux inégalités, selon le syndicat.
Le syndicat sud-africain NEHAWU a critiqué la stratégie de consolidation budgétaire et de stabilisation de la dette présentée dans le cadre de la déclaration de politique budgétaire à moyen terme 2026. L’organisation réagit à la présentation du document par le ministre des Finances, Enoch Godongwana, au Cap, selon un communiqué de NEHAWU.
Le syndicat estime que la maîtrise des dépenses publiques risque d’affaiblir les services essentiels alors que l’Afrique du Sud fait face à la stagnation économique, au chômage, à la pauvreté et aux inégalités. Il rappelle que le produit intérieur brut a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre de 2026, entraînant la perte de 345 000 emplois sur cette période.
NEHAWU juge nécessaire une croissance annuelle d’au moins 3 % pour commencer à réduire la crise de l’emploi, alors que 43,8 % de la population ne travaille pas et vit dans la pauvreté, d’après ses chiffres. La déclaration budgétaire prévoit une croissance de 1,2 % en 2026, puis de 1,6 % en 2027, 1,8 % en 2028 et 2 % en 2029. Le seuil de 3 % ne serait atteint qu’en 2034, selon les projections présentées par le ministre.
Cette critique intervient après la révision à 1,2 % de la prévision de croissance sud-africaine pour 2026, publiée le 21 octobre. Elle fait aussi suite à l’annonce d’une loi d’ancrage budgétaire en 2027 et aux appels de l’opposition à des réformes visant 3,5 % de croissance, publiés le 22 octobre.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.



