Le personnel judiciaire ghanéen entame une grève illimitée le 2 novembre
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Ghanaian Chronicle et MyJoyOnline

Le personnel judiciaire ghanéen entamera une grève illimitée le 2 novembre pour réclamer l’approbation et l’application de la révision salariale promise, ainsi que le paiement d’arriérés de janvier à octobre 2026. La JUSAG accuse les autorités de retarder la procédure et prévient que le mouvement affectera les audiences et les services judiciaires, selon le Ghanaian Chronicle et MyJoyOnline.
La Judicial Service Staff Association of Ghana (JUSAG) a appelé l’ensemble du personnel judiciaire à cesser le travail à partir du lundi 2 novembre 2026, jusqu’à nouvel ordre, pour obtenir l’approbation de la révision salariale de 2026, selon le Ghanaian Chronicle et MyJoyOnline. L’organisation avait fixé au 30 octobre la date limite pour cette approbation, avant d’annoncer la grève lors d’une conférence de presse vendredi.
La JUSAG affirme avoir soumis ses propositions au Conseil judiciaire en décembre 2025, dans le cadre de la révision annuelle des salaires et des conditions de service prévue par l’article 149 de la Constitution de 1992 et le règlement de 2025 sur le service judiciaire. Le Conseil a achevé son examen et transmis ses recommandations au président John Dramani Mahama, mais l’approbation par la présidence n’était toujours pas intervenue, rapporte MyJoyOnline. La JUSAG dit avoir envoyé des rappels et multiplié les démarches auprès des autorités.
Le syndicat réclame le versement du salaire révisé en novembre, ainsi que des arriérés couvrant janvier à octobre 2026. Il avait saisi le 23 octobre la Commission nationale du travail, ainsi que les ministres du Travail et des Finances, le procureur général, la présidence et le secrétaire judiciaire, selon le Ghanaian Chronicle. La JUSAG précise que la Commission a demandé au ministère de l’Emploi, du Travail et des Relations professionnelles de réunir les parties et de remettre un rapport le 6 novembre, une échéance jugée trop tardive par rapport à son ultimatum. Elle lui reproche aussi de ne pas avoir convié un représentant de la présidence.
La JUSAG affirme avoir évoqué le dossier lors de sa conférence quadriennale à Tamale, d’une rencontre du personnel avec le juge en chef au tribunal de grande instance de Tema et de la conférence de l’Association des magistrats et juges du Ghana à Accra. Elle dit également avoir pris connaissance d’une lettre du ministère des Finances rejetant ses propositions sans l’avoir consultée. La grève devrait perturber les audiences et les services administratifs dans tout le pays ; le syndicat conseille aux personnes ayant une affaire le 2 novembre de ne pas se présenter, rapporte MyJoyOnline.



