Pensions : le Nigeria veut mieux protéger les salariés du privé
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Business Day Nigeria
Image d’illustration · Edmond Dantès · Pexels · Licence PexelsPrès de 70 % des salariés du secteur privé nigérian touchent une pension inférieure au salaire minimum à la retraite, selon la Commission nationale des pensions. Sa directrice générale, Omolola Oloworaran, demande d’élargir la couverture et de revoir l’assiette des cotisations, avec un objectif de trois millions de nouveaux comptes.
Près de 70 % des salariés du secteur privé nigérian partent à la retraite avec une pension inférieure au salaire minimum national, selon Omolola Oloworaran, directrice générale de la Commission nationale des pensions (PenCom). Elle a appelé à des réformes pour élargir la couverture et améliorer les prestations, lors de la journée de clôture de la Semaine nationale des pensions 2026, à Abuja, rapporte Business Day Nigeria.
Plus de 55 % des retraités dont la pension est inférieure au minimum salarial viennent du secteur privé, a-t-elle ajouté. Selon Oloworaran, les cotisations sont calculées sur les revenus ouvrant droit à pension plutôt que sur la rémunération totale, ce qui peut réduire les sommes épargnées. Le taux obligatoire cumulé est de 18 % des émoluments mensuels : 10 % versés par l’employeur et 8 % par le salarié. Elle a comparé ce dispositif à celui de l’Australie, où les employeurs cotisent à hauteur de 12 % des revenus ordinaires, et a appelé les entreprises nigérianes à contribuer au Fonds de protection des pensions, déjà financé par le gouvernement fédéral et le secteur des pensions.
La PenCom vise également l’ouverture de trois millions de nouveaux comptes de pension et a fixé à juin 2027 la date limite de recapitalisation des opérateurs du secteur, selon les objectifs annoncés par Business Day Nigeria.





