Le paludisme grave peut laisser des séquelles cognitives aux enfants
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après 24heureinfo
Image d’illustration · Şeyhmus Kino · Pexels · Licence PexelsDes enfants ougandais ayant survécu à une forme grave du paludisme peuvent conserver des difficultés cognitives, scolaires et de concentration plusieurs années après leur guérison. Le cas de James Ssemambo, neuf ans, illustre l’importance d’un suivi prolongé après la maladie, rapporte 24heureinfo à partir de recherches menées en Ouganda.
Des enfants ayant survécu à une forme grave de paludisme peuvent encore présenter des difficultés cognitives et scolaires plusieurs années après leur guérison, selon des recherches menées en Ouganda rapportées par 24heureinfo. Le cas de James Ssemambo, un garçon de 9 ans hospitalisé pour un paludisme grave, illustre ces conséquences : après son retour à la maison, il était encore faible et avait du mal à se concentrer à l’école, selon sa mère, Sarah Nankya.
L’enfant a manqué les cours pendant plus d’une semaine. Sa mère a interrompu son travail pour rester à son chevet et a dû assumer les frais de transport, de soins et d’alimentation liés à l’hospitalisation, rapporte 24heureinfo.
Le chercheur Paul Bangirana, de l’Université Makerere en Ouganda, étudie depuis plus de vingt ans les effets neuropsychologiques du paludisme infantile. Ses travaux antérieurs ont montré qu’environ un enfant sur quatre ayant survécu à un paludisme cérébral présentait une altération des fonctions cognitives, selon 24heureinfo.
L’Organisation mondiale de la santé estime que l’Afrique a concentré 94 % des cas de paludisme et 95 % des décès liés à la maladie dans le monde en 2024. Les enfants de moins de cinq ans représentaient les trois quarts des décès dus au paludisme dans la région.




