Le nucléaire africain au cœur d’un débat du sommet Russie–Afrique
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Rwanda Inspirer

Lassina Zerbo, président du conseil d’administration de l’Office rwandais de l’énergie atomique, a animé le 28 octobre à Moscou une discussion sur le développement du nucléaire en Afrique, notamment la formation, les réacteurs flottants et la souveraineté technologique. Organisée dans le cadre du sommet Russie–Afrique avec le soutien de Rosatom, la session a réuni des responsables africains du secteur, rapporte Rwanda Inspirer.
Lassina Zerbo a animé le 28 octobre à Moscou une session sur le développement des technologies nucléaires en Afrique, dans le cadre du programme économique du troisième sommet Russie-Afrique, rapporte Rwanda Inspirer. Le président du conseil d’administration de l’Agence rwandaise de l’énergie atomique a notamment évoqué la formation de spécialistes, les centrales nucléaires flottantes et la souveraineté technologique du continent.
Le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhachev, a déclaré que le groupe nucléaire russe était présent dans 29 des 54 pays africains. Il a aussi fait état d’un intérêt de pays africains pour les centrales flottantes, après la signature par Rosatom du premier accord d’exportation au monde portant sur la fourniture d’électricité produite par ce type d’unités en Indonésie.
Le ministre togolais des Mines et des Ressources énergétiques, Robert Koffi Messan Eklo, la présidente de la commission parlementaire namibienne des Ressources naturelles, Tobie Aupindi, et le ministre égyptien de l’Électricité et des Énergies renouvelables, Mahmoud Esmat, ont également participé aux échanges. Les discussions ont porté sur les premières étapes d’une filière nucléaire, le recours aux compétences locales et les usages de l’atome dans l’énergie, la médecine, l’agriculture et la recherche.
Le Rwanda vise l’introduction de l’énergie nucléaire au début des années 2030, selon Rwanda Inspirer. Lassina Zerbo a plaidé pour une coopération régionale comprenant des réseaux électriques interconnectés, des centres de formation partagés et une collaboration entre autorités de régulation. Cette session s’inscrit dans la continuité de son appel à développer durablement le nucléaire africain, publié le 31 octobre.





