Le Nigeria rejette le plafonnement du prix de son pétrole brut
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch
Le Nigeria rejette l’idée de vendre son pétrole brut aux raffineries nationales à un prix plafonné, tandis que des producteurs du Moyen-Orient accordent jusqu’à 37 dollars de rabais par baril. Le ministre nigérian des Finances Taiwo Oyedele invoque les volumes disponibles et le risque pour les recettes publiques, rapporte Punch.
Le ministre nigérian des Finances et coordinateur de l’économie, Taiwo Oyedele, rejette l’idée de vendre le pétrole brut à prix réduit aux raffineries locales pour faire baisser le prix de l’essence. Il affirme que le Nigeria ne dispose pas d’une production suffisante pour approvisionner régulièrement la raffinerie Dangote et les autres unités nationales, rapporte Punch.
Oyedele estime également qu’une vente sous le prix du marché réduirait les recettes publiques. Il rappelle que la production totale de pétrole brut du Nigeria ne correspond pas au volume effectivement disponible pour le gouvernement, une partie étant affectée à d’autres engagements. Le mécanisme « naira-for-crude », qui permet de régler du pétrole en monnaie locale, devait selon lui contribuer à stabiliser l’approvisionnement, mais les quantités restent insuffisantes.
Cette position intervient alors que des producteurs du Moyen-Orient proposent des rabais pouvant atteindre 37 dollars par baril pour conserver leurs parts de marché, d’après un rapport de Kpler cité par Punch. L’Irak aurait notamment offert certains cargaisons à prix réduit, dans un contexte de hausse du coût du transport maritime et de demande affaiblie.
Le débat prolonge les prises de position récentes du gouvernement contre le retour des subventions sur l’essence, notamment la défense par Bola Tinubu de leur suppression le 21 octobre.






