Le Nigeria prévoit six mois de prison aux hôpitaux refusant les urgences
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch
Le Sénat nigérian examine un projet de loi prévoyant jusqu’à six mois de prison pour les hôpitaux qui refusent des patients en urgence, ainsi qu’une amende maximale de 300 000 nairas. Le texte imposerait aussi une évaluation sous 15 minutes et une stabilisation initiale sous 30 minutes, rapporte Punch.
Le Sénat nigérian examine un projet de loi prévoyant jusqu’à six mois de prison et une amende maximale de 300 000 nairas pour les hôpitaux et les professionnels de santé qui ne respecteraient pas les nouvelles normes de prise en charge des urgences. Le texte est porté par le sénateur Abdulaziz Yar’Adua, qui a défendu la mesure mercredi en séance plénière, rapporte Punch.
Le projet de loi imposerait aux établissements publics et privés d’évaluer tout patient en urgence dans les 15 minutes suivant son arrivée, de commencer sa stabilisation dans les 30 minutes et d’organiser son transfert vers un autre établissement dans un délai de trois heures si nécessaire. Les hôpitaux devraient aussi attribuer un lit dans les deux heures lorsqu’une admission est requise, sous réserve des places disponibles.
La réforme prévoit notamment l’administration d’oxygène, de liquides intraveineux et d’antalgiques, ainsi que des examens préliminaires dans les 30 minutes. En cas de danger vital, la réanimation cardiopulmonaire, la prise en charge des voies respiratoires et le contrôle des hémorragies devraient commencer immédiatement, selon Punch.
Le texte chargerait le Medical and Dental Council of Nigeria et le Nursing and Midwifery Council of Nigeria, les deux organismes professionnels concernés, d’élaborer un programme national de formation aux soins d’urgence. Les personnels intervenant dans ces soins devraient obtenir une formation et une certification renouvelées au plus tous les 18 mois.




