Le Mozambique réduit les réserves exigées pour financer la production locale
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Club of Mozambique
La Banque du Mozambique autorise les banques à déduire de leurs réserves obligatoires jusqu’à 110 % du principal des prêts d’investissement et 100 % des prêts de trésorerie éligibles. Entré en vigueur le 28 octobre 2026 pour une période initiale de 18 mois, ce dispositif vise à financer la production locale, la substitution aux importations et la diversification des exportations, selon Club of Mozambique.
La Banque du Mozambique autorise les banques à déduire de leurs réserves obligatoires en monnaie nationale une partie des prêts accordés à des projets de substitution aux importations et de diversification des exportations. Le régime spécial est entré en vigueur le 28 octobre 2026 et s’appliquera initialement pendant 18 mois, selon l’avis no 9/GBM/2026, publié au Journal officiel le 26 octobre.
Les établissements peuvent déduire un montant égal à 110 % du principal restant dû pour les prêts d’investissement et à 100 % pour les crédits de fonds de roulement. Sont notamment éligibles les financements destinés à acquérir, installer ou moderniser des équipements et infrastructures de production, ainsi qu’à acheter des matières premières et d’autres intrants. Les activités de production et de transformation de biens, ainsi que le tourisme, sont concernées ; la Banque centrale doit préciser par circulaire les secteurs admissibles.
Les entreprises, entrepreneurs individuels et coopératives doivent être en règle avec leurs obligations fiscales, tenir une comptabilité adaptée et démontrer leurs capacités techniques, financières et de gestion. Leur projet doit expliquer sa contribution à la substitution aux importations ou à la diversification des exportations. Les projets doivent privilégier les matières premières et intrants locaux, sauf si l’offre nationale est indisponible, insuffisante ou techniquement inadaptée.
Chaque banque devra accorder au moins 50 nouveaux prêts par semestre et distribuer, sur la période, un montant total équivalant à au moins 6 % de la moyenne de ses réserves obligatoires. Cette mesure intervient après la publication d’un projet de cartographie des minerais à proximité de zones protégées au Mozambique, en octobre.






