Le Moyen-Orient ne se divise pas en deux blocs
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Atlanticcouncil

L’article propose une analyse des alliances et partenariats qui reconfigurent le Moyen-Orient après la guerre contre l’Iran. Il remet en cause l’idée d’une région organisée en deux blocs, selon l’Atlantic Council.
Les alliances qui se renforcent au Moyen-Orient ne signifient pas que la région se divise en deux blocs, estime Jonathan Panikoff, auteur de l’analyse publiée par l’Atlantic Council. Les États coopèrent sur certains dossiers, mais conservent leur autonomie stratégique et ne sont pas soumis à des engagements contraignants qui les obligeraient à subordonner leurs intérêts nationaux.
L’analyse oppose notamment le « R4 » — Arabie saoudite, Turquie, Pakistan et Égypte — au rapprochement entre Israël et les Émirats arabes unis, auquel sont parfois associés l’Éthiopie, le Somaliland, l’Inde et Bahreïn. Le pacte de défense signé à La Mecque en août 2026 a renforcé les liens entre Riyad, Ankara et Islamabad. En octobre, après des attaques des Houthis soutenus par l’Iran contre l’Arabie saoudite, l’Égypte a proposé d’envoyer des troupes pour défendre le royaume.
Panikoff décrit plutôt ces évolutions comme des alignements modulaires : les États nouent des coopérations en fonction des dossiers, sans former des blocs aux obligations communes. La guerre contre l’Iran a accéléré les réajustements régionaux et les interrogations sur la fiabilité des alliés, tandis que les gouvernements du Golfe cherchent à renforcer leur autonomie stratégique.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.





