Le Gabon prévoit de tripler sa capacité de raffinage d'ici 2030
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après AGP Gabon
Image d’illustration · Jakub Pabis · Pexels · Licence PexelsLe président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu à Pékin l'administrateur-directeur général de la SOGARA et ses partenaires, le constructeur chinois CC7 et Technip Energies, pour faire le point sur la nouvelle raffinerie du pays. Les travaux doivent débuter en 2027 pour s'achever en 2030, avec une capacité de raffinage triplée et une réserve de carburant portée à 90 jours de consommation, selon la presse présidentielle citée par l'AGP.
La nouvelle raffinerie de la Société gabonaise de raffinage (SOGARA) doit entrer en construction en 2027 pour s'achever en 2030 et tripler la capacité de raffinage du Gabon, selon un communiqué de la présidence gabonaise transmis à l'AGP. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, en marge de sa visite d'État en Chine, l'administrateur-directeur général de la SOGARA accompagné de ses partenaires techniques, le constructeur chinois de raffineries CC7 et la société d'ingénierie Technip Energies, qui lui ont présenté l'état d'avancement du projet.
L'unité portera la réserve de carburant raffiné du pays à 90 jours de consommation, afin de couvrir entièrement la demande nationale et d'approvisionner les marchés de la CEMAC et de la CEEAC, les deux communautés économiques d'Afrique centrale. Le chef de l'État a demandé un démarrage des travaux dans les meilleurs délais et instruit la SOGARA et ses partenaires d'étudier la construction d'un pipeline vers le centre du pays, pour améliorer l'approvisionnement de l'Ogooué-Ivindo et du Woleu-Ntem.
Lors de la même série d'audiences, Oligui Nguema a reçu les dirigeants du groupe d'ingénierie minière chinois ENFI, partenaire technique de Dusk Gabon, société de projet du gisement de niobium et de terres rares de Mabounié, dans le Moyen-Ogooué. Ce projet, d'un montant annoncé de 2 milliards de dollars, prévoit l'extraction du minerai et sa transformation sur place dans six à sept usines, pour une capacité de 16 000 tonnes par an et neuf produits finis, sur un gisement exploitable pendant plusieurs décennies. Les travaux doivent débuter en 2027 et les terrassements ont été confiés à une entreprise gabonaise.
Ces audiences s'inscrivent dans la visite d'État du président gabonais en Chine, où il a plaidé pour des investissements chinois dans les logements et le manganèse. Début novembre, il avait déjà demandé à Pékin de transformer le manganèse sur le sol gabonais.






