Le FMI juge les coûts d’activité trop élevés pour investir en Gambie
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kerr Fatou
Le Fonds monétaire international estime que le coût élevé de l’activité, notamment celui de l’électricité, freine l’investissement privé en Gambie, malgré les progrès accomplis dans le programme de réformes. Eva Jenkner, cheffe de mission du FMI, indique que les huit critères quantitatifs de fin juin 2026 ont été respectés, tandis que les recettes fiscales ont légèrement manqué leur objectif.
Le coût élevé de l’activité économique, notamment des tarifs de l’électricité, constitue un obstacle majeur à l’investissement privé en Gambie, a déclaré Eva Jenkner, cheffe de la mission du Fonds monétaire international (FMI) dans le pays. Elle a précisé que les investisseurs étrangers et les représentants de la communauté internationale avaient fait part de ces difficultés lors de discussions sur le climat des affaires.
Eva Jenkner a estimé que l’amélioration de la gouvernance et de la transparence sera indispensable pour attirer les capitaux nécessaires à la croissance portée par le secteur privé et à la création d’emplois, en particulier pour les jeunes. Elle a aussi appelé à réduire les vulnérabilités liées à la dette, à renforcer les recettes publiques et à maîtriser les dépenses.
Le programme de réformes soutenu par le FMI reste toutefois solide : les huit critères quantitatifs de performance pour la fin juin 2026 ont été respectés, tandis que trois des quatre objectifs indicatifs l’ont été. La cible de recettes fiscales a été manquée de peu, et la discipline budgétaire devra être maintenue pour atteindre les objectifs de fin décembre.
La mission a relevé des progrès dans la gestion de la trésorerie publique et la privatisation partielle de Gambia Telecommunications Cellular Company Limited (GAMCEL), l’opérateur de télécommunications gambien. Elle a également demandé de nouvelles mesures pour réduire les pertes de la compagnie nationale d’électricité NAWEC, améliorer le recouvrement des factures et protéger les ménages vulnérables lors du passage à des tarifs couvrant les coûts.





