Le collectif zimbabwéen des victimes politiques exige le départ de Garwe
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après ZimEye

Le collectif zimbabwéen des victimes politiques donne sept jours au ministre Daniel Garwe pour démissionner, l’accusant de superviser des démolitions de logements et d’étals sans solutions de relogement ni espaces commerciaux adaptés. L’organisation menace de demander son départ au président Emmerson Mnangagwa, rapporte ZimEye.
Le Zimbabwe Political Victims Trust (ZPV), collectif de victimes politiques, a donné sept jours au ministre des Collectivités locales et des Travaux publics, Daniel Garwe, pour démissionner, l’accusant d’avoir supervisé la démolition de logements et de structures commerciales informelles, rapporte ZimEye.
Dans un communiqué daté du 1er novembre, l’organisation a annoncé qu’elle demanderait au président Emmerson Mnangagwa de révoquer le ministre. Elle affirme que des familles et des vendeurs ont perdu leurs biens ou leurs moyens de subsistance sans bénéficier de logements de remplacement ni de sites commerciaux viables.
Le ZPV a aussi défendu les accords de distribution de terres communales connus sous le nom de « Sabhuku deals » et contesté le recours à des lois foncières datant de l’époque coloniale. L’ultimatum intervient dans le cadre du programme de nettoyage et de réaménagement urbain lancé sous le nom d’« Operation Chenesa Harare ». Daniel Garwe avait déclaré en septembre que cette opération visait les constructions illégales, l’encombrement et le commerce non réglementé, et non les propriétaires ou les vendeurs informels, selon ZimEye.


