Le CHADEMA accuse la police tanzanienne de détenir dix cadres
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tuko

Le parti d'opposition tanzanien CHADEMA a saisi le 8 novembre 2026 la police et le gouvernement, accusant les forces de l'ordre d'avoir arrêté et détenu dix de ses cadres entre octobre et novembre 2026, sans les traduire devant un tribunal. Selon un communiqué signé par sa directrice de la communication Brenda Rupia, les détenus, dont des secrétaires régionaux et de quartier, auraient été torturés et forcés d'avouer, et l'une d'elles, Grace Shio, privée de produits d'hygiène, d'après Tuko.
Le CHADEMA, principal parti d’opposition en Tanzanie, accuse la police tanzanienne d’avoir arrêté et détenu dix de ses membres entre octobre et novembre 2026, sans caution ni présentation devant un tribunal, et affirme que certains ont été torturés et privés d’assistance juridique. Le parti a rendu publique sa déclaration dimanche 8 novembre, signée par Brenda Rupia, sa directrice de la communication et de la publicité.
Parmi les personnes détenues figure Saragana Bwire, arrêté le 6 novembre dans l’enceinte de la Haute Cour alors qu’il attendait le verdict du procès de Tundu Lissu, ancien dirigeant du CHADEMA. Le parti affirme également que Grace Shio, secrétaire de la zone de Nyasa détenue depuis le 22 octobre, a été privée de produits d’hygiène et de soins personnels pendant sa détention.
Le CHADEMA affirme que les dix détenus, dont des secrétaires régionaux et des responsables de circonscription, se voient refuser la liberté sous caution en violation, selon lui, de l’article 134 de la loi tanzanienne sur la procédure pénale. Brenda Rupia demande aux services de sécurité de respecter la Constitution et de libérer les membres concernés.



