Le Burundi autorise l’importation d’engrais face aux pénuries
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Breakingburundi
Le ministère burundais de l’Agriculture autorise les grands exploitants et les membres de coopératives à demander des permis d’importation d’engrais chimiques, face aux pénuries persistantes. Cette mesure intervient alors que l’unique fabricant local, FOMI, peine à couvrir la demande en raison de difficultés à obtenir des devises, selon le ministère et l’entreprise.
Le ministère burundais de l’Agriculture autorise les agriculteurs exploitant de grandes superficies et les membres de coopératives agricoles à demander un permis d’importation d’engrais chimiques, selon une annonce du ministère. Les demandes doivent préciser le type d’engrais, la quantité et le pays d’origine.
Cette mesure intervient alors que le Burundi connaît des pénuries persistantes d’intrants agricoles. FOMI, l’unique usine nationale de fabrication d’engrais, ne parvient pas à satisfaire la demande et manque de devises pour importer ses matières premières. Son directeur général adjoint, Herménégilde Manyange, a désigné le manque de devises comme le principal obstacle lors d’une conférence de presse tenue au début de 2026.
Le gouvernement rembourse également les agriculteurs ayant payé des engrais pour la campagne agricole B de 2026 sans recevoir leurs fournitures. Le ministère a fixé la période de remboursement du 19 au 23 octobre 2026, sans en annoncer le montant total.
Cette décision est critiquée par l’Association de lutte contre le chômage et la torture (ALUCHOTO). Son coordinateur national, Vianney Ndayisaba, estime que les sommes versées devraient être reportées au prochain cycle de distribution et s’interroge sur l’éventuel versement d’intérêts et la transparence de la gestion des fonds du secteur.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.





