La surveillance régionale traque les navires-usines aux Bijagos
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego

La Commission sous-régionale des pêches et Global Fishing Watch ont annoncé à Dakar un partenariat pour mieux repérer les navires industriels qui coupent leur signal ou pénètrent dans des aires protégées. Les sept pays membres pourront croiser les données satellitaires, AIS et VMS pour détecter les activités suspectes, selon Senego.
La Commission sous-régionale des pêches (CSRP) et Global Fishing Watch ont annoncé à Dakar un partenariat pour renforcer la surveillance des flottilles industrielles dans les eaux de leurs sept États membres, où se concentrent 20 % de la pêche illicite mondiale, selon Senego.
Les autorités pourront croiser les données satellitaires avec les signaux des systèmes AIS et VMS, les registres de licences et les trajectoires des navires afin de repérer les pêches sans autorisation, les activités hors saison et les transbordements en mer. Les outils présentés par Capmad estiment aussi l’activité de pêche à partir de la vitesse, des trajectoires et des engins utilisés, tandis que des modèles de deep learning analysent des images radar et optiques pour détecter les navires qui n’émettent plus de signal.
Le Sénégal, la Sierra Leone, le Liberia et le Cap-Vert testent déjà ce croisement de données dans un programme régional soutenu par la Banque mondiale. En Guinée-Bissau, des investigations ont décrit des navires-usines désactivant régulièrement leur AIS près des aires marines protégées de l’archipel des Bijagos, pour alimenter en farine et en huile de poisson des prises importantes pour les communautés côtières.
La Task Force pour l’Afrique de l’Ouest, qui associe notamment Stop Illegal Fishing et TM-Tracking, partage déjà des informations sur les navires actifs, les opérateurs à risque et les résultats des contrôles. Ce dispositif régional complète l’aide européenne annoncée le 1er octobre contre la pêche illégale en Guinée-Bissau.




