La Suisse confirme les 20 ans de prison d’Alieu Kosiah
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Front Page Africa

La Cour suprême fédérale suisse confirme la peine de 20 ans de prison d’Alieu Kosiah pour des crimes commis au Liberia pendant la guerre civile, malgré l’annulation de sa condamnation pour crimes contre l’humanité. Cette décision rend définitive la première condamnation d’un Libérien pour crimes de guerre, selon Front Page Africa.
La Cour suprême fédérale de Suisse a confirmé la peine de 20 ans de prison infligée à Alieu Kosiah, ancien commandant de l’ULIMO au Liberia, pour des crimes commis dans le comté de Lofa pendant la guerre civile. La décision, rendue publique vendredi, rend définitive la première condamnation pour crimes de guerre prononcée par une juridiction civile suisse, rapporte Front Page Africa.
Alieu Kosiah a été reconnu coupable de meurtres de civils, de viols, de recrutement d’un enfant soldat, de pillages, de traitements cruels et de profanation du corps d’une victime entre 1993 et 1995. La chambre d’appel du Tribunal pénal fédéral avait estimé que ces crimes justifieraient à eux seuls 150 ans de prison, mais le droit suisse limite la peine à 20 ans.
La Cour suprême a en revanche annulé la condamnation pour crimes contre l’humanité ajoutée en 2023. Elle a jugé que la disposition entrée dans le droit suisse en 2011 ne pouvait pas s’appliquer à des faits commis entre 1993 et 1995. Cette décision ne modifie ni la durée de la peine ni l’expulsion de Suisse prévue après son exécution.
Alain Werner, directeur de Civitas Maxima, l’organisation genevoise représentant les victimes, a salué la condamnation définitive tout en regrettant l’abandon du chef de crimes contre l’humanité. Il a déclaré que les survivants obtenaient justice plus de trente ans après les faits et douze ans après l’arrestation de Kosiah.

