La route M1 bloquée à Chiweta aggrave la pénurie de carburant au Malawi
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Malawivoice
La crise du carburant s’aggrave au Malawi, la route M1 étant impraticable à Chiweta, ce qui bloque les camions-citernes venant du nord, selon le ministre des Transports Jappie Mhango. L’économiste Paul Gadama appelle à des réformes durables pour rompre le cercle entre pénurie de devises, importations perturbées et hausse des coûts, rapporte Malawivoice.
Le ministre malawite des Transports, Jappie Mhango, affirme que l’interruption de la circulation sur la route M1, au niveau de Chiweta, empêche les camions-citernes de poursuivre leur route vers le sud et aggrave la pénurie de carburant. Cette explication des longues files d’attente dans les stations-service a été rapportée par Malawivoice.
Le tronçon de Chiweta, sur l’axe reliant le nord du Malawi au reste du pays, est régulièrement touché par des ravinements et des blocages. La crise est aussi aggravée par le manque de devises, qui limite les importations de carburant. L’économiste et analyste financier Paul Gadama estime que les pénuries augmentent les coûts du transport et de la production agricole, perturbent les entreprises et renchérissent les biens essentiels.
Paul Gadama préconise une évaluation nationale indépendante des possibilités de produire de l’éthanol au Malawi, portant notamment sur les matières premières, les coûts, l’eau, l’environnement et la viabilité commerciale, sans compromettre la sécurité alimentaire. Il cite le programme brésilien Proálcool, lancé en 1975 pour fabriquer de l’éthanol à partir de canne à sucre. Selon des estimations de l’Agence internationale de l’énergie qu’il rapporte, ce programme aurait évité environ 52,1 milliards de dollars de dépenses d’importation de pétrole entre 1975 et 2002. Il recommande également d’évaluer les modalités d’achat, de stockage et de distribution du carburant selon leurs coûts réels.
Le blocage de Chiweta survient après que des camionneurs ont menacé de barrer cette route le 22 octobre. La pénurie avait été qualifiée d’urgence nationale le même jour, dans un contexte de critiques de l’opposition contre la gestion gouvernementale de la crise.



