La médiatrice sud-africaine enquête sur la crise de l’eau à Tshwane
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan
La médiatrice sud-africaine enquête sur la gestion par la municipalité de Tshwane de l’eau non chlorée qui a rendu malades 408 habitants, principalement des enfants de moins de quatre ans. Les plaintes portent notamment sur l’absence d’alerte, la supervision de la station et la rupture de stock de chlore, selon la médiatrice.
La médiatrice sud-africaine, appelée Public Protector, a ouvert une enquête sur des accusations de mauvaise administration et de conduite irrégulière visant la municipalité de Tshwane dans le cadre de la crise de l’eau à Bronkhorstspruit. La procédure fait suite aux plaintes déposées mercredi par Omphile Maotwe, trésorière générale du parti d’opposition EFF et députée, ainsi que par Willie Spies, responsable régional du FF Plus, rapporte TimesLIVE.
Omphile Maotwe accuse la municipalité de ne pas avoir chloré l’eau distribuée par la station de traitement de Bronkhorstspruit entre le 24 septembre et le 14 octobre, et de ne pas avoir averti les habitants qu’elle était impropre à la consommation. Willie Spies demande pour sa part des vérifications sur la supervision de la station et la transmission des informations critiques à la direction municipale.
Une équipe d’enquêteurs s’est rendue à la station pour vérifier ces allégations et les mesures provisoires prises pour protéger les habitants. La station a été mise hors service afin de nettoyer et désinfecter le réseau, tandis que des camions-citernes doivent approvisionner la communauté, a déclaré Oupa Segalwe, porte-parole de la Public Protector. La médiatrice doit aussi solliciter une réponse formelle du directeur municipal et suivre la mise en œuvre de ces mesures avec les habitants.
L’enquête intervient après la contamination de l’eau à Ekangala, annoncée le 23 octobre. Elle fait également suite à la promesse de sanctions de Tshwane, le 22 octobre.






