Ekangala puise une eau à risque après la contamination du robinet
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Groundup
Des habitants d’Ekangala, près de Bronkhorstspruit en Afrique du Sud, puisent dans un trou malgré la contamination de l’eau du robinet et des livraisons insuffisantes par camions-citernes. Plus de 400 cas de troubles gastro-intestinaux ont été recensés dans les environs, tandis que la municipalité de Tshwane promet d’améliorer la distribution, rapporte GroundUp.
Des habitants de Dark City, à Ekangala près de Bronkhorstspruit, utilisent l’eau d’un trou au bord de la route pour boire, cuisiner et se laver après la contamination de l’eau du robinet. Le point d’eau n’a pas été identifié et les livraisons de citernes de la municipalité de Tshwane ne couvrent pas leurs besoins, rapporte GroundUp.
Christina Ntuli, 71 ans, pousse une brouette chargée de récipients sur environ 1,5 kilomètre pour atteindre le trou. Les habitants affirment que la municipalité n’a envoyé qu’une ou deux citernes par semaine depuis le 14 octobre. Plus de 20 personnes se relayaient pour recueillir l’eau mercredi, selon GroundUp, qui n’a pas pu déterminer son origine.
Ntuli et sa famille disent avoir souffert de diarrhées et de douleurs abdominales ces derniers jours. Sophie Ranch, 65 ans, affirme que l’eau est également consommée par des chèvres, des bovins et des chiens, ce qui alimente les craintes de nouvelles maladies. Certaines familles ont cessé de boire l’eau du robinet dès septembre en raison de sa coloration.
La maire de Tshwane, Nasiphi Moya, a déclaré que la municipalité travaillait à améliorer la distribution des citernes et avait sollicité Rand Water pour accélérer les réparations. Plus de 400 cas de maladies gastro-intestinales ont été enregistrés dans les secteurs de Bronkhorstspruit et les communautés voisines, sans date confirmée pour le retour à la potabilité de l’eau du robinet.
La situation décrite à Ekangala prolonge la crise signalée le 23 octobre dans l’article sur l’accès fiable à l’eau potable à Ekangala. Elle intervient après la recommandation faite le 22 octobre par Tshwane de faire bouillir l’eau à Pretoria.






