La récolte d’olives chute de 30 à 40 % au Maroc
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Le Matin
La récolte marocaine d’olives a reculé de 30 à 40 % sur un an, tandis que les producteurs restent confrontés à des prix de vente bas, selon l’Interprofession marocaine de l’olive (Interprolive). La hausse des coûts de main-d’œuvre et l’accumulation des stocks chez les industriels compliquent davantage la commercialisation, d’après Interprolive.
La récolte d'olives au Maroc a diminué de 30 à 40 % par rapport à la campagne précédente, selon l'Interprofession marocaine de l'olive (Interprolive). Malgré cette baisse des volumes, les prix payés aux producteurs restent bas dans plusieurs régions, précise l'interprofession dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son conseil d'administration.
La faiblesse de la demande et le ralentissement des achats laissent des exploitants avec des prix de vente qui, d'après Interprolive, ne couvrent pas leurs frais de production et de cueillette. La hausse du coût de la main-d'œuvre saisonnière alourdit encore la facture, et les producteurs ont de plus en plus de mal à recruter au moment voulu : un retard de cueillette peut entraîner la perte d'une partie de la récolte et réduire la qualité et la valeur marchande des olives.
Les difficultés touchent aussi les huileries et les conserveries, qui constituent un débouché essentiel pour les producteurs. La faiblesse des ventes et l'accumulation des stocks limitent leur capacité à acheter la récolte, à quoi s'ajoutent des difficultés de financement et des coûts de fonctionnement en hausse. Interprolive juge également les incitations à l'exportation insuffisantes, les conditions de commercialisation à l'étranger freinant selon elle l'accès des entreprises marocaines à de nouveaux marchés.
L'interprofession demande au gouvernement d'agir sur les conditions de vente de la récolte pour que les prix payés aux producteurs tiennent compte des coûts de production et de cueillette. Elle appelle à examiner un allègement de la dette des agriculteurs et à renforcer les aides à l'achat de matériel pour mécaniser le ramassage, ainsi qu'à un accès plus facile au financement pour les industriels. Elle réclame enfin l'application des engagements du contrat-programme de la filière sur l'investissement industriel et la modernisation des unités de transformation, et un suivi régulier de la production, des stocks, des prix et des besoins du marché.





