La Namibie élargit les pouvoirs de Ngurare sur les entreprises publiques
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Observer24
L’Assemblée nationale namibienne a adopté une modification de la loi sur la gouvernance des entreprises publiques qui élargit les pouvoirs du Premier ministre Elijah Ngurare. Il pourra notamment fixer des directives contraignantes sur les nominations aux conseils d’administration, les rémunérations et la gestion des entreprises publiques, selon Observer24.
L’Assemblée nationale namibienne a adopté un projet d’amendement qui élargit les pouvoirs du Premier ministre Elijah Ngurare sur la gouvernance des entreprises publiques. Le texte lui permettra, après consultation du gouvernement, d’édicter des directives contraignantes sur la nomination et la révocation des administrateurs, la rémunération des salariés ainsi que la nomination, la suspension et le licenciement des directeurs généraux et des cadres supérieurs, rapporte Observer24.
Le projet de loi B.10-2025 modifie la loi de 2019 sur la gouvernance des entreprises publiques en supprimant le poste de ministre unique chargé de ces entités. Chaque entreprise relèvera désormais du ministre responsable de son secteur, tandis que le Premier ministre centralisera les principales directives de gouvernance, qui devront être publiées au Journal officiel.
Les ministres sectoriels représenteront les intérêts de l’État dans leurs portefeuilles. Ils pourront approuver les plans d’affaires annuels, conclure des accords de performance avec les administrateurs et, pour les entreprises commerciales, valider les grandes opérations, sous réserve de l’accord du ministre des Finances et du gouvernement. Le texte limite aussi le mandat des administrateurs à trois ans, renouvelable une fois, avec une troisième nomination possible uniquement dans des circonstances exceptionnelles liées au manque de compétences.
L’adoption intervient après les débats des députés namibiens sur plusieurs projets de loi, publiés le 12 octobre. Elle intervient également dans un contexte où la concentration de responsabilités ministérielles dans les entreprises publiques avait été critiquée dans une analyse publiée le 4 octobre.




