La Namibie affiche 52,7 % de chômage, un record parmi les petits États
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après The Namibian

La Namibie affiche un taux de chômage élargi de 52,7 %, le plus élevé parmi les petits États disposant de données comparables. Cette situation persiste malgré ses ressources minières et ses infrastructures, tandis que le pays envisage de développer ses secteurs pétrolier et gazier, selon les estimations les plus récentes d’Ilostat.
Le taux namibien dépasse légèrement celui de Djibouti, établi à 52,5 %, tandis que le Botswana, pays enclavé qui dépend en partie des routes namibiennes, enregistre 22 %. L’analyse souligne que les revenus miniers ne se traduisent pas automatiquement par une création d’emplois plus large : l’exploitation minière mobilise beaucoup de capitaux et peut évincer d’autres secteurs exportateurs.
Ida Williams estime que les recettes des ressources naturelles doivent être réinvesties dans l’économie locale, notamment dans les compétences, les infrastructures réduisant les coûts pour les autres secteurs et les fournisseurs nationaux. Une dépense trop rapide peut accentuer les pressions budgétaires et le « mal hollandais », phénomène par lequel les revenus de ressources fragilisent d’autres activités économiques.
Le Botswana a investi ses recettes diamantifères dans les infrastructures et l’éducation, mais son économie demeure concentrée sur les diamants. La perspective d’une industrie pétrolière et gazière offre à la Namibie une nouvelle occasion de diversifier son économie, selon l’économiste.




