La défense conteste les contradictions du policier au procès Zuma-Sambudla
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après IOL

Au procès de Duduzile Zuma-Sambudla à Durban, son avocat Dali Mpofu a interrogé le policier enquêteur Bheki Nazo sur des contradictions entre ses déclarations. La défense cherche à remettre en cause les bases de ses conclusions dans l’enquête sur les violences de juillet 2021, rapporte IOL.
Au procès de Duduzile Zuma-Sambudla, la défense a contesté mardi la fiabilité de l’enquête en relevant des contradictions dans les déclarations du policier chargé du dossier. L’avocat Dali Mpofu a interrogé le détective Bheki Nazo à la Haute Cour de Durban, selon IOL.
Le détective a confirmé avoir conclu dès le 15 juillet 2021 que Zuma-Sambudla, fille de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, avait participé à un complot visant à provoquer les violences. La défense a également évoqué une déclaration du 6 janvier 2022 attribuée à la brigadière Janine Steynberg, spécialiste sud-africaine de criminalistique numérique et de cybercriminalité, qui aurait influencé son appréciation.
Mpofu a soutenu que les deuxième et troisième déclarations de Nazo reprenaient des conclusions similaires malgré une erreur reconnue dans la première. Il lui a demandé d’expliquer comment ces versions pouvaient être conciliées et a suggéré que des déclarations de personnes hostiles à l’accusée lui avaient été remises pour signature. Nazo a qualifié d’erronée une phrase de sa déclaration affirmant que Zuma-Sambudla continuerait à inciter à des émeutes violentes si elle n’était pas arrêtée.
L’affaire porte sur des publications sur les réseaux sociaux qui auraient incité aux violences meurtrières de juillet 2021 dans les provinces du KwaZulu-Natal et du Gauteng. Zuma-Sambudla nie les accusations. La défense avait déjà soutenu qu’aucune preuve directe ne la relie aux violences de 2021.



