Le Malawi réclame des arrestations après des violences à Blantyre
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Nyasa Times
L’Institut des médias d’Afrique australe au Malawi et le Comité des affaires publiques réclament des arrestations après des violences ayant blessé trois journalistes et endommagé des véhicules du Parti du Congrès malawite. Les organisations demandent une enquête policière et des sanctions contre les responsables des incidents survenus lors des 150 ans du synode de Blantyre, rapporte Nyasa Times.
Le Media Institute of Southern Africa (Misa) au Malawi et le Public Affairs Committee (PAC), deux organisations de défense de la liberté de la presse et de la vie civique, ont demandé l’arrestation des personnes impliquées dans les violences ayant marqué dimanche les célébrations du 150e anniversaire du synode de Blantyre de l’Église presbytérienne d’Afrique centrale (CCAP). Misa réclame notamment des poursuites contre les agresseurs de trois journalistes, selon le Nyasa Times.
Le PAC a étendu cette demande aux personnes qui ont attaqué des responsables du Malawi Congress Party (MCP) et saccagé plusieurs de leurs véhicules. Son représentant Gilford Matonga a qualifié les violences de honte pour la démocratie, tandis que Felix Washon, président de Misa Malawi, a appelé la police à enquêter sur des accusations selon lesquelles des agents auraient assisté aux agressions sans intervenir.
La porte-parole du Parti démocratique progressiste (DPP), Shadric Namalomba, a pris ses distances avec les violences et demandé une enquête policière. La porte-parole de la police nationale, Gladys Chiwawula, a confirmé la réception d’une plainte déposée par le journaliste Kondwani Nyondo et assuré que les investigations étaient en cours.
Ces demandes font suite à l’agression de trois journalistes au Malawi, signalée le 26 octobre. Les violences se sont produites à Blantyre, où une panne d’eau avait aussi suspendu des soins à l’hôpital Queen Elizabeth, le 24 octobre.





