La chaleur menace des millions d’emplois dans six pays, alerte l’OIT
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Business Day Nigeria
La hausse des températures menace la santé des travailleurs, l’emploi et la productivité au Ghana, en Éthiopie, au Sénégal et dans trois autres pays, avec des pertes possibles de millions d’emplois et de milliards de dollars de production annuelle. Des études présentées le 29 octobre par l’Organisation internationale du travail appellent à adapter les lieux de travail, notamment dans l’agriculture, la construction, la pêche et les transports.
La hausse des températures menace la santé des travailleurs, l’emploi et la productivité économique au Ghana, en Éthiopie, au Liban, aux Maldives, au Sénégal et au Sri Lanka, alerte l’Organisation internationale du travail (OIT). Les pertes pourraient atteindre des millions d’emplois et des milliards de dollars de production annuelle, d’après des études présentées par l’organisation lors d’une réunion en ligne le 29 octobre 2026.
À l’échelle mondiale, environ 2,4 milliards de travailleurs sont exposés à une chaleur excessive. Le stress thermique pourrait supprimer l’équivalent de 80 millions d’emplois à temps plein d’ici à 2030 et serait associé à près de 19 000 décès professionnels chaque année, selon l’OIT. L’agriculture, le bâtiment, la pêche et les transports figurent parmi les secteurs les plus exposés, en raison de tâches physiques effectuées dans des environnements très chauds.
Les projections nationales évoquées par l’organisation font état, d’ici à 2040, de 550 000 emplois menacés au Ghana, de 1,78 million en Éthiopie, de 145 000 au Sri Lanka, de 129 000 au Sénégal et de 21 700 au Liban. Andreas Floris, auteur principal des études, a estimé que chaque secteur et chaque lieu de travail bénéficierait de mesures d’adaptation au stress thermique.




