L’université de Sokoto fermée pour des impayés au Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch
Le syndicat des personnels administratifs des universités nigérianes a fermé les services de l’université d’État de Sokoto pour réclamer des arriérés de salaires et d’indemnités. Une grève d’avertissement de cinq jours a commencé le 2 novembre, avec la menace d’un mouvement illimité si le gouvernement de l’État ne répond pas aux revendications, rapporte Punch.
L’université d’État de Sokoto, dans le nord-ouest du Nigeria, a suspendu ses services lundi 2 novembre à la suite d’une grève d’avertissement de cinq jours ouvrés lancée par la section locale de l’Union des cadres supérieurs des universités nigérianes (SSANU). Le syndicat proteste contre des droits salariaux impayés, selon Punch.
La SSANU réclame notamment les arriérés liés à une hausse salariale de 25 %, l’application d’une allocation de 35 % destinée au personnel non enseignant, les augmentations annuelles dues à certains salariés et le versement de cotisations syndicales retenues. Le mouvement fait suite à l’expiration d’un ultimatum de 14 jours ouvrés adressé au gouvernement de l’État le 14 octobre. Le syndicat menace d’une grève illimitée si ses revendications ne sont pas satisfaites à la fin de cette action.
Lors d’une réunion le 9 octobre, le gouvernement de l’État de Sokoto a indiqué qu’il ne verserait pas les arriérés liés à la hausse de 25 %. Il a prévu de commencer à appliquer l’allocation du personnel non enseignant en janvier 2027, sous réserve de crédits budgétaires. La SSANU a rejeté cette position et affirme que les échanges avec les autorités, notamment le commissaire à l’Enseignement supérieur et le vice-gouverneur, n’ont pas abouti à des mesures concrètes.






