L’ADC maintient sa campagne présidentielle malgré des attaques présumées à Sokoto
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Trust et Punch
L’African Democratic Congress (ADC) maintient le lancement de sa campagne présidentielle à Sokoto le 4 novembre 2026, malgré des menaces et des attaques présumées contre ses membres, selon Daily Trust et Punch. Le parti réclame une enquête sur les incidents visant notamment son candidat au poste de gouverneur, Manir Muhammad Dan’iya ; Punch rapporte aussi des accusations de pressions sur des hôtels et des démentis du gouvernement de Sokoto.
Le directeur général de la campagne de l’ADC à Sokoto, Bello Goronyo, a aussi accusé le gouvernement de l’État d’avoir fait pression sur des hôtels pour qu’ils annulent des réservations destinées aux délégués et aux partisans. Il a affirmé que des hôtels publics avaient refusé d’héberger les invités du parti et que des exploitants privés auraient été menacés de démolition, selon Punch. Le gouvernement de Sokoto a nié avoir ordonné aux hôtels de refuser les délégués de l’ADC ; la section locale de l’APC a déclaré que les réservations visaient à accueillir des dignitaires attendus à une cérémonie de titres traditionnels.
Punch rapporte que l’ADC accuse également des agents liés au gouvernement d’avoir attaqué le candidat au poste de gouverneur, Manir Dan’iya, à l’aéroport international Sultan Abubakar III, le 30 octobre. Selon Goronyo, des véhicules du candidat ont été saccagés, des coups de feu auraient été tirés et deux agents du Département des services de sécurité (DSS) affectés à sa protection auraient été détenus. Le parti affirme aussi que son bureau de campagne de l’État a été attaqué le 28 octobre : fenêtres, portes et autres biens auraient été endommagés, et trois motos détruites. Il accuse les Sokoto Marshals et les gardes communautaires d’avoir reçu l’ordre d’empêcher ses partisans d’entrer dans l’État.
Goronyo a demandé à la police et au DSS d’enquêter sur les attaques présumées, les pressions exercées sur les hôteliers et le rôle des forces de sécurité de l’État. Punch rapporte que le responsable de l’ADC Timothy Osadolor a expliqué que le report visait à éviter des pertes humaines et que le choix de Sokoto était stratégique pour afficher le soutien du parti dans le Nord-Ouest. Il a accusé les gouvernements fédéral et de l’État de chercher à entraver l’opposition.






