Deux groupes nigérians réclament des explications sur les anomalies du registre électoral
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après ThisDay
Deux organisations de défense électorale nigérianes réclament des explications à la commission électorale INEC sur des anomalies signalées dans le registre des électeurs, notamment des photos générées par intelligence artificielle et des hausses inhabituelles d’inscriptions dans l’État d’Edo. Elles ont aussi annoncé un sommet consacré au rôle des citoyens dans la préservation des preuves électorales, prévu le 30 novembre 2026, selon This Day.
Deux organisations de plaidoyer électoral nigérianes, MundX Analytics et Actizens Social Impact Foundation (ASIF), ont demandé à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) d’expliquer des écarts signalés dans le registre des électeurs. Elles ont formulé cette demande lors d’une conférence de presse à Awka, dans l’État d’Anambra, selon ThisDay.
Martin Uwakwe, représentant de MundX Analytics, a cité un bureau de vote associé au gouverneur de l’État d’Edo, Monday Okpebholo. Il comptait 397 électeurs inscrits lors de l’élection de 2024, contre 4 783 dans le registre préliminaire de 2026, soit une hausse de 4 386 personnes, ou environ 1 105 %. Les deux organisations ont aussi exprimé des inquiétudes au sujet de photographies de votants qu’elles soupçonnent d’avoir été générées par intelligence artificielle, rapporte ThisDay.
Les groupes ont annoncé un sommet sur les preuves électorales prévu le 30 novembre 2026. Ils veulent y examiner la conservation des résultats des bureaux de vote en vue de leur vérification indépendante et de leur utilisation devant les tribunaux électoraux. Leur demande s’inscrit dans le débat sur les anomalies du registre : l’INEC a récemment fait état de 1,5 million d’anomalies dans le registre électoral nigérian.





