L’ONU dénonce les arrestations massives de lycéens en France
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Ghanaian Chronicle
Des experts de l’ONU ont dénoncé l’usage excessif de la force par les autorités françaises contre des manifestations étudiantes, ainsi que des arrestations et détentions jugées disproportionnées touchant plusieurs milliers de personnes, principalement mineures. Les protestations, déclenchées par les conditions dans les lycées puis élargies au coût de la vie, se poursuivaient depuis la mi-septembre, selon la déclaration des experts rapportée par le Ghanaian Chronicle.
Quatre experts des Nations unies ont dénoncé les arrestations et les détentions de plusieurs milliers de personnes, principalement des mineurs, lors des manifestations étudiantes en France. Dans une déclaration publiée mercredi, ils ont jugé la réponse des autorités disproportionnée et alerté sur un usage excessif de la force, rapporte Al Jazeera.
Les manifestations étudiantes se poursuivent depuis la mi-septembre. Elles ont commencé autour des conditions dans les lycées, notamment la dégradation des bâtiments, les classes surchargées et l’absence d’enseignants, avant de rejoindre des mobilisations nationales contre la hausse du coût de la vie. Les experts estiment que la priorité donnée à la sécurité a relégué au second plan les causes de la mobilisation, malgré des initiatives de dialogue lancées en octobre.
Samedi, le gouvernement français a déployé 70 000 membres des forces de sécurité et arrêté 1 000 personnes lors de manifestations qui ont rassemblé 410 000 participants dans le pays. Parmi les experts signataires figurent Gina Romero, rapporteure spéciale sur la liberté de réunion pacifique, et Farida Shaheed, experte de l’ONU sur les droits culturels.


