L'Algérie inaugure deux laboratoires de contrôle des importations à Alger
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Observ'Algérie
L'Algérie a mis en service samedi deux laboratoires d'analyse au port d'Alger et à l'aéroport Houari-Boumediene, capables de plus de 190 analyses par jour pour vérifier la conformité des marchandises importées. Réalisées par le ministère de la Défense, ces installations s'inscrivent dans un projet national de contrôle aux frontières, selon ObservAlgérie.
L'Algérie a mis en service samedi 7 novembre 2026 deux laboratoires d'analyse des produits importés, au port d'Alger et à l'aéroport international Houari-Boumediene, a rapporté Observ'Algérie. Le Premier ministre Sifi Ghrieb a supervisé leur inauguration.
Les deux structures, réalisées par le ministère de la Défense nationale, disposent d'une capacité estimée à plus de 190 analyses par jour. Leur création répond aux instructions données par le président Abdelmadjid Tebboune lors du Conseil des ministres du 7 juin 2026, et s'inscrit dans un projet national prévoyant l'installation de laboratoires de contrôle dans les ports et aéroports du pays.
Le dispositif prévoit deux niveaux : des analyses rapides effectuées directement aux frontières, dont les résultats sont disponibles en quelques minutes ou quelques heures, puis des analyses de confirmation menées dans les laboratoires nationaux. Les équipements mobilisent notamment la spectroscopie infrarouge et des méthodes de détection des métaux lourds, des résidus de pesticides, des toxines naturelles et des contaminants microbiologiques.
Le champ d'analyse dépasse les denrées alimentaires : huiles, épices, viandes, miel, lait et dérivés, céréales et compléments alimentaires, mais aussi cosmétiques, détergents, matériaux d'emballage, jouets pour enfants, textiles et médicaments. Les contrôles doivent permettre d'identifier les marchandises non conformes avant leur entrée sur le marché et d'orienter les services concernés vers les mesures réglementaires nécessaires. Cette inauguration intervient la veille du lancement par Alger du suivi quotidien des prix alimentaires, annoncé le 7 novembre, et quelques jours après la saisie de 210 000 comprimés d'ecstasy au port d'Alger par la police.






