L’accord minier Nigeria-États-Unis vise l’investissement, pas la vente des ressources
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch

Le Nigeria affirme que son accord minier avec les États-Unis doit attirer des investissements et des technologies, sans transférer la propriété de ses ressources ni représenter une vente de 700 milliards de dollars. Le ministre Dele Alake a défendu ce partenariat lors de l’installation d’un comité bilatéral à Abuja.
Le Nigeria n’a pas vendu 700 milliards de dollars de ressources minières aux États-Unis, a affirmé le ministre du Développement des minéraux solides, Dele Alake, lors de l’inauguration à Abuja du comité nigérian-américain de coopération stratégique dans le secteur. Selon un communiqué du ministère cité par Punch, l’accord bilatéral vise à attirer des investissements et des technologies, sans transfert de propriété des ressources naturelles.
Le protocole d’entente entre les deux gouvernements doit faciliter les partenariats entre investisseurs américains et opérateurs nigérians, a expliqué Dele Alake. Le ministre a rejeté les affirmations selon lesquelles les États-Unis prendraient le contrôle des ressources minières ou de l’appareil sécuritaire du Nigeria. Il a présenté la coopération comme un moyen de permettre au pays de tirer davantage de valeur de ses ressources, plutôt que de se limiter à exporter des matières premières.
Le cadre de coopération a été établi lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le comité inauguré à Abuja réunit des représentants des administrations nigérianes concernées et de l’ambassade des États-Unis. L’accord minier faisait déjà l’objet de demandes de transparence : une entreprise américaine a demandé son texte, puis le forum Arewa a réclamé ses détails.




