Israël : un scrutin sans majorité pourrait déstabiliser les marchés mondiaux
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Weekendpost
Un Parlement israélien sans majorité pourrait provoquer des mois de négociations et fragiliser les marchés, notamment les actions, les obligations et le shekel. Nigel Green, dirigeant du cabinet de conseil financier deVere Group, estime qu’une telle incertitude augmenterait la prime de risque pour les investisseurs.
Un résultat sans majorité aux élections législatives israéliennes pourrait accroître l’incertitude sur les marchés mondiaux, estime Nigel Green, directeur général de deVere Group, un cabinet de conseil financier. Les sondages cités par le groupe ne donnaient ni le bloc de Benjamin Netanyahu ni l’opposition conduite par Gadi Eisenkot en mesure d’obtenir les 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement.
Un Parlement sans majorité pourrait entraîner des mois de négociations de coalition ou de nouvelles élections, selon Nigel Green. Il souligne aussi qu’un gouvernement intérimaire conserverait le pouvoir d’ordonner de nouvelles frappes contre l’Iran. Les investisseurs suivront notamment les conséquences possibles sur le pétrole, les obligations et les marchés émergents.
Les actifs israéliens ont progressé malgré les années de conflit : depuis octobre 2023, les actions cotées à Tel-Aviv ont gagné environ 130 % et le shekel près de 25 %. Mais les deux ont reculé d’environ 10 % depuis mai, et des analystes estiment que la monnaie pourrait varier jusqu’à 3 % selon le résultat électoral.
Nigel Green juge qu’une victoire d’Eisenkot pourrait être accueillie favorablement par les investisseurs, tandis qu’un succès de Netanyahu serait moins surprenant. Les deux candidats ont toutefois promis de maintenir la pression sur le Hamas et l’Iran ; leurs différences porteraient surtout sur le ton diplomatique et la volonté d’escalade. Les frappes contre l’Iran pourraient faire monter les prix de l’énergie, raviver l’inflation et accroître les coûts d’emprunt des États, selon le dirigeant de deVere Group.
Le scrutin du 27 octobre s’inscrit dans une campagne opposant Benjamin Netanyahu à Gadi Eisenkot, rival de longue date du Premier ministre. Les premiers résultats publiés font état d’une opposition créditée de 52 à 53 sièges, sans majorité, selon les estimations diffusées après le vote.



