L’ancienne esclave Habi Rabah Ahmed entre au Parlement mauritanien
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kassataya

Habi Rabah Ahmed, ancienne victime de l’esclavage et militante abolitionniste, siège désormais à l’Assemblée nationale mauritanienne après avoir remplacé la députée Mariem Cheikh Dieng. Libérée en 2008 après plus de trois décennies de servitude, elle avait déjà tenté d’obtenir un siège aux législatives de 2018, selon Kassataya.
Habi Rabah Ahmed, ancienne victime de l’esclavage devenue militante abolitionniste, siège à l’Assemblée nationale mauritanienne après avoir remplacé la députée Mariem Cheikh Samba Dieng. Elle a pris la parole pour la première fois au Parlement mardi 27 octobre, selon Kassataya.
Lors de cette intervention, Habi Rabah Ahmed a exprimé sa solidarité avec l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, des détenus liés à l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et le général Labatt Ould Maayouf. Elle a aussi dénoncé le manque d’accès à l’éducation, à l’eau, à l’électricité et aux soins de santé pour les populations déplacées, et critiqué le recours à de nouveaux emprunts.
Réduite en esclavage dès l’âge de cinq ans, selon un témoignage rapporté par BBC Afrique en juillet 2018, Habi Rabah Ahmed a été libérée en 2008 après plus de trois décennies de servitude. Elle s’est ensuite engagée dans la lutte abolitionniste et s’était présentée aux législatives de 2018 sur la liste nationale de la coalition Sawab–IRA.
Son entrée à l’Assemblée intervient après la déchéance du mandat de deux députées mauritaniennes, confirmée par le Conseil constitutionnel le 1er octobre 2026. Leur pourvoi avait été rejeté par la Cour suprême le 29 septembre, rendant définitives leurs condamnations et la privation de leurs droits civiques et politiques pendant cinq ans.



