Guterres propose de taxer les superprofits fossiles
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Bénin Web TV
Le secrétaire général de l’ONU António Guterres propose de taxer les profits exceptionnels des entreprises d’énergies fossiles pour financer l’aide aux pays les plus touchés par le changement climatique. La proposition intervient avant la COP31, prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, selon l’Associated Press.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, propose de taxer les profits exceptionnels des entreprises d'énergies fossiles pour financer l'aide aux pays les plus exposés au réchauffement. Il a défendu cette idée dans un entretien accordé à l'Associated Press, rendu public à deux jours de l'ouverture de la COP31, la conférence annuelle de l'ONU sur le climat.
Les recettes de cette taxe iraient aux États frappés par les sécheresses, les inondations et les autres catastrophes climatiques, dont beaucoup ont peu contribué aux émissions responsables du réchauffement, selon António Guterres. La 31e conférence des Nations unies sur le climat se tient du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, et l'Australie conduira les négociations, selon le calendrier officiel de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
Le chef de l'ONU raconte avoir appris de scientifiques, en 2025, que le maintien du réchauffement à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle ne pouvait plus être présenté comme atteignable dans les conditions actuelles ; il plaide désormais pour limiter autant que possible le dépassement de ce seuil. Il souligne la progression mondiale du solaire et de l'éolien, devenus dans de nombreux cas moins coûteux que les combustibles fossiles, et estime que la dépendance au pétrole et au gaz expose les États à des risques de sécurité énergétique lors des conflits internationaux. La COP31 sera la dernière grande conférence climatique de son mandat : António Guterres quittera ses fonctions à la fin de décembre 2026, après deux mandats de cinq ans.
Cette proposition intervient alors que la COP31 s'ouvre en Turquie sur la sortie des énergies fossiles, et que les pays africains réclament des financements d'adaptation trois fois plus élevés qu'actuellement, un dossier porté depuis plusieurs semaines avant le sommet d'Antalya.





