Ghana : quatre responsables condamnés pour corruption dans des marchés publics
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Thechronicle

La Haute Cour de Tamale a condamné l’ancien dirigeant de la Northern Development Authority, Sumaila Abdul-Rahman, et trois autres personnes pour sept infractions liées à des marchés publics. Les quatre condamnés n’ont toutefois pas reçu de peine d’emprisonnement, la juridiction ayant pris en compte leur âge avancé, selon l’Office ghanéen du procureur spécial.
La Haute Cour de Tamale a condamné pour corruption Sumaila Abdul-Rahman, ancien directeur général de la Northern Development Authority (NDA), ainsi que trois autres personnes, dans une affaire portant sur des marchés publics du programme gouvernemental Infrastructure for Poverty Eradication Programme (IPEP), a annoncé le Bureau du procureur spécial du Ghana (OSP) vendredi 23 octobre 2026.
Les trois autres condamnés sont Stephen Yir-Eru Engmen, ancien directeur général adjoint chargé des opérations, Patrick Seidu, ancien directeur général adjoint chargé des finances et de l’administration, et Andrew Kuundaari, directeur général de l’entreprise privée A&QS Consortium Limited. La justice les a reconnus coupables de sept des onze chefs d’accusation, dont l’influence indue d’une procédure de passation de marché et la corruption d’un agent public, selon l’OSP.
La cour n’a pas prononcé de peine d’emprisonnement. Elle a retenu l’âge avancé des quatre condamnés et le fait que l’intervention de l’OSP avait empêché des paiements illégaux, estimant que l’État n’avait subi aucune perte financière. Une amende de 1 000 unités pénales a été imposée pour chaque chef d’accusation, sans que l’OSP précise le montant total dû par chacun.
L’enquête avait été ouverte après une plainte de l’avocat Martin Kpebu. Elle portait sur des contrats attribués par la NDA dans le cadre de l’IPEP, un programme destiné à financer des infrastructures et à réduire la pauvreté. Cette condamnation intervient après les alertes sur la gestion des projets d’infrastructure au Ghana, évoquées dans le retard des projets d’infrastructure le 5 octobre.




