Fusillade raciste en France : les proches décrivent la radicalisation du suspect
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après L’essentiel

Quatre proches de Kévin T., suspect de la fusillade raciste survenue à Trappes et à La Verrière, décrivent une évolution idéologique marquée par l’isolement et des discours racistes. L’attaque du 23 octobre a fait un mort et cinq blessés graves, dont une enfant de 12 ans ; les témoignages ont été recueillis par Mediapart, rapporte L’Essentiel.
Quatre proches de Kévin T., suspect de la fusillade raciste survenue à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, décrivent une radicalisation progressive marquée par l’isolement et des discours hostiles aux personnes noires et arabes. Leurs témoignages ont été recueillis par le média d’investigation français Mediapart, rapporte L’essentiel.
La fusillade du 23 octobre a fait un mort, un homme de 26 ans, et cinq blessés graves, dont une enfant de 12 ans. Selon les proches interrogés par Mediapart, le suspect, âgé de 39 ans, attribuait depuis plusieurs années ses difficultés aux personnes noires et arabes. Un ami affirme qu’il liait ses problèmes à l’immigration et suivait assidûment les chaînes d’information.
Ses anciens amis du « gang du potager », formé autour d’un jardin collectif à Guyancourt, disent avoir tenté de contester ses opinions avec des arguments sur l’immigration, les aides sociales et les inégalités. Certains ont fini par couper les ponts. Ils évoquent aussi un homme en difficulté professionnelle et affective, qui avait annoncé dès 2022 son intention de voter pour le Rassemblement national.
Les témoignages des proches complètent les éléments déjà recueillis dans l’enquête sur la fusillade de Trappes. Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire après les tirs dans les Yvelines, le 23 octobre.




