En Gambie, 85,9 % des employés domestiques travaillent sans contrat écrit
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Foroyaa

En Gambie, 85,9 % des employés domestiques travaillent sans contrat écrit, selon Fatima Diallo, directrice du Centre de recherche et d'action pour le développement et les droits humains. Elle a également signalé que 75,7 % ne bénéficient pas de couverture sociale et que la moitié ont subi des abus ou des violences fondées sur le genre, lors d'un atelier consacré à leurs droits.
En Gambie, 85,9 % des employés domestiques travaillent sans contrat de travail écrit, une situation qui les expose à l’insécurité juridique et à l’exploitation, a déclaré Fatima Diallo, directrice exécutive du Centre for Research and Action for Development and Human Rights (CRADESC). Elle s’exprimait lors d’un atelier national consacré à la ratification de la convention de l’Organisation internationale du travail sur les travailleurs domestiques, organisé par le ministère gambien du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration régionale et de l’Emploi, rapporte Foroyaa.
L’étude menée dans le cadre du Projet d’appui stratégique aux travailleurs domestiques (PASTDOM) indique également que 75,7 % d’entre eux ne disposent d’aucune couverture de sécurité sociale et que 96 % ne reçoivent pas d’aide médicale de leur employeur lorsqu’ils tombent malades. Selon Fatima Diallo, 96,6 % ne sont affiliés à aucun syndicat, tandis que 50,6 % déclarent avoir subi des violences ou des abus fondés sur le genre.
La chercheuse a aussi signalé que 26,1 % des travailleuses interrogées avaient été licenciées après une grossesse. Elle a alerté sur le cas de jeunes filles âgées parfois de 12 à 15 ans employées dans des ménages qui ne sont pas les leurs, souvent sans protection suffisante, selon Foroyaa.
À l’échelle de l’Afrique de l’Ouest, le travail domestique concerne environ 1,119 million de personnes, dont 77,3 % de femmes. Il représente 7,5 % de l’emploi salarié féminin, avec un taux d’informalité de 97,9 %, a ajouté Fatima Diallo, qui appelle à reconnaître ce secteur comme une composante essentielle de l’économie des soins.




