Ebola au Nigeria : les garanties électorales sous surveillance
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Businessday

Le premier cas nigérian d’Ebola, détecté à Abuja chez une voyageuse arrivée d’Ouganda, soulève des interrogations sur la protection des campagnes et de la participation électorale en 2027. La commission électorale nigériane n’a pas modifié le calendrier, tandis que les autorités surveillent 44 contacts et renforcent les mesures sanitaires, rapporte BusinessDay.
Des experts électoraux nigérians appellent la Commission électorale nationale indépendante (INEC) et le gouvernement à préparer la réponse à Ebola sans restreindre les droits politiques, alors que le pays se dirige vers les élections générales de 2027, rapporte BusinessDay. La mise en place de mesures sanitaires pourrait affecter les campagnes, la mobilisation des électeurs et leur participation, même si l’INEC n’a annoncé aucun changement au calendrier électoral.
Le gouvernement fédéral a confirmé le 20 octobre qu’une femme récemment arrivée d’Ouganda avait été testée positive à la souche Bundibugyo du virus Ebola. Elle était isolée dans un hôpital privé du Territoire de la capitale fédérale, tandis que 44 personnes ayant été en contact avec elle étaient suivies. Le Centre nigérian de contrôle des maladies a activé son dispositif de gestion de crise et renforcé le traçage des contacts et les mesures de prévention des infections.
Les élections présidentielle et législatives sont prévues le 16 janvier 2027, et les scrutins des gouverneurs et des assemblées d’État le 6 février. Phrank Shaibu, directeur de la communication stratégique du conseil de campagne présidentielle du Congrès démocratique africain, a averti que l’épidémie ne devait pas servir à limiter la concurrence politique. Il demande que toute mesure sanitaire repose sur des preuves médicales et s’applique équitablement.
La patiente d’Abuja avait montré des signes de rétablissement, selon une information publiée le 22 octobre sur son état. La réponse politique à l’épidémie s’est également traduite par une demande d’audit des 10 milliards de nairas destinés à la lutte contre Ebola, formulée par Atiku Abubakar le 21 octobre.



