Des experts jugent irréalisables les élections sud-soudanaises du 22 décembre
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Tamazuj
Deux universitaires de Juba jugent peu probable la tenue des élections générales sud-soudanaises prévues le 22 décembre, en raison de lacunes administratives, d’incertitudes juridiques et de l’insécurité. Le politologue Abraham Kuol Nyuon évoque un possible report de deux à trois mois, rapporte Radio Tamazuj.
Deux experts de l’Université de Juba doutent que le Soudan du Sud puisse organiser les élections générales prévues le 22 décembre. Le politologue Abraham Kuol Nyuon estime qu’un report de deux à trois mois est possible, en raison de préparatifs insuffisants de la Commission électorale nationale, rapporte Radio Tamazuj.
Nyuon met en doute la sensibilisation des électeurs et l’organisation logistique, en particulier en dehors de la capitale. Il affirme que l’inscription des électeurs reste à faire. Le juriste Geri Raymondo partage ses inquiétudes sur l’état des préparatifs, mais indique que l’inscription a eu lieu ; il estime que les questions constitutionnelles non résolues, l’insécurité et le retard des réformes du secteur de la sécurité compromettent aussi le scrutin.
Raymondo souligne que l’organisation d’élections suppose le respect de la Constitution et de la loi électorale nationale, et ne se limite pas au jour du vote. Les deux experts divergent donc sur l’état de l’inscription, mais mettent en cause la préparation générale du processus.
Ces doutes s’ajoutent aux inquiétudes exprimées par la société civile, qui a jugé prématurées les élections sud-soudanaises. Le scrutin prévu le 22 décembre avait aussi été présenté comme menacé par les crises politiques dans le pays, selon un précédent article sur les élections sud-soudanaises.




