Au Nigeria, des milliers de déplacés restent en camp après cinq ans
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Trust
Image d’illustration · Alain Nkingi · Pexels · Licence PexelsAu Nigeria, des milliers de personnes déplacées dans les États de Benue et de Borno vivent toujours dans des camps, plus de cinq ans après avoir fui leurs communautés. La peur de nouvelles attaques et l’insécurité persistante empêchent leur retour, selon le quotidien Daily Trust, qui rapporte les témoignages de résidents des camps.
Des milliers de personnes déplacées vivent depuis plus de cinq ans dans des camps de l’État de Benue, dans le centre du Nigeria, et de l’État de Borno, dans le nord-est, sans pouvoir regagner leurs villages en raison de l’insécurité persistante, rapporte Daily Trust. Beaucoup craignent d’être tuées si elles retournent dans leurs communautés d’origine.
À Agagbe, dans la zone de gouvernement local de Gwer West, Jacob Ibaah vit dans un camp ouvert officiellement en 2021 après avoir été déplacé à plusieurs reprises depuis 2003. Il affirme que des habitants revenus dans leurs villages ont été tués ou grièvement blessés lors de nouvelles attaques. Dooshima Tyohem, déplacée depuis 2018 et mère de deux enfants, dit également ne pas pouvoir rentrer chez elle en raison du danger.
À Abagana, Esther Francis explique que les destructions empêchent aussi le retour, même lorsque la sécurité le permettrait. Elle affirme que des hommes continuent d’être tués en tentant de rejoindre leurs fermes et que des femmes sont violées, tandis que la reconstruction promise par le gouvernement n’a pas été réalisée. Jessica Mbaneneen Halavaan, qui vit depuis huit ans au camp d’Ugba, qualifie tout retour dans son village de « mission suicide », selon Daily Trust.





