Au Nigeria, des experts réclament une loi pour encadrer la FIV
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Vanguard

Des médecins, des élus, des juristes et des spécialistes de la santé mentale réclament une législation pour encadrer la fécondation in vitro et la gestation pour autrui au Nigeria. Réunis à Abuja pour le premier anniversaire de la Circle Mom Fertility Foundation, ils ont alerté sur les risques d’exploitation et l’insuffisance des protections, tandis que la fondation a annoncé dix traitements de FIV gratuits, rapporte Vanguard.
Des médecins, des parlementaires, des avocats et des spécialistes de la santé mentale demandent au Nigeria d’adopter une loi spécifique sur la fécondation in vitro (FIV), la gestation pour autrui et les autres techniques de procréation médicalement assistée. Ils dénoncent les risques d’exploitation de femmes vulnérables et l’absence de garanties suffisantes pour les couples, les donneuses, les mères porteuses et les enfants, selon Vanguard.
Les participants au premier anniversaire de la Circle Mom Fertility Foundation, à Abuja, réclament des normes professionnelles obligatoires, des traitements plus accessibles et un accompagnement psychologique spécialisé. La fondation a annoncé qu’elle offrirait dix prises en charge gratuites de FIV à des familles sélectionnées.
Joseph Haruna Kigbu, médecin et ancien député nigérian, estime que les règles générales de santé et les accords privés ne suffisent plus à encadrer ce secteur. Il souhaite notamment des dispositions sur le don d’ovocytes, la conservation des embryons, le nombre d’embryons transférés et l’accès aux informations sur la filiation génétique. Une proposition de création d’une autorité de régulation de la conception assistée qu’il avait soutenue avait rencontré des résistances lors d’une audition publique, selon Vanguard.




