Anthropic réserve à une fiducie le contrôle de sa gouvernance
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Techcrunch

La structure de gouvernance d’Anthropic accorde un pouvoir important à une fiducie indépendante chargée de préserver la mission de sécurité de l’intelligence artificielle, limitant l’influence des actionnaires ordinaires. À l’approche de son introduction en Bourse, le conseil d’administration comprend notamment Daniela et Dario Amodei, selon TechCrunch.
Anthropic, entreprise américaine d’intelligence artificielle, a confié à une fiducie indépendante le pouvoir d’élire et de révoquer la majorité de son conseil d’administration. Cette structure de gouvernance est décrite par TechCrunch alors que l’entreprise se rapproche d’une introduction en Bourse.
La fiducie, appelée Long-Term Benefit Trust, détient une catégorie d’actions qui lui permet de choisir les administrateurs chargés de représenter ses intérêts au conseil. Elle est présidée par Neil Shah, spécialiste de la santé mondiale, et compte notamment parmi ses membres l’ancien président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke. Les membres actuels désigneront la personne appelée à pourvoir un siège vacant.
Anthropic est constituée en société à bénéfice public, un statut qui permet à son conseil de prendre en compte une mission d’intérêt général en plus de la rentabilité. Ses sept cofondateurs détiennent également des actions leur donnant ensemble 50,1 % des droits de vote des actionnaires et la possibilité de désigner trois administrateurs. Le conseil peut toutefois exercer un contrôle sur certaines nominations de la fiducie.
Cette architecture s’ajoute au contrôle des cofondateurs sur les votes des actionnaires, annoncé le 27 octobre dans la répartition de 50,1 % des voix aux cofondateurs d’Anthropic.





