Amnesty appelle à stopper le recrutement d’Africains par la Russie
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Amnesty
Amnesty International demande aux dirigeants africains d’exiger de la Russie la fin du recrutement coercitif ou trompeur d’Africains pour combattre en Ukraine. Dans une lettre ouverte publiée avant le sommet Russie-Afrique de Moscou, les sections africaines de l’organisation estiment que ces pratiques peuvent relever de la traite d’êtres humains au regard du droit international.
Amnesty International appelle les dirigeants africains attendus au sommet Russie-Afrique à Moscou à demander aux autorités russes de mettre fin au recrutement coercitif et trompeur de ressortissants africains pour combattre en Ukraine. Dans une lettre ouverte publiée avant la rencontre des 28 et 29 octobre, les directeurs des sections africaines de l’organisation affirment que ces pratiques relèvent dans de nombreux cas de la traite des personnes.
Amnesty demande également aux dirigeants de réclamer des enquêtes et des poursuites contre toute personne impliquée dans des actes de traite, y compris des agents de l’État ou des personnes agissant avec l’assentiment des autorités russes. L’organisation estime que les gouvernements africains doivent aborder directement la question avec Moscou pendant le sommet.
Dans un rapport publié le 10 septembre 2026, Amnesty avait documenté des recrutements de ressortissants étrangers par la Russie au moyen de la tromperie, de la contrainte et de l’exploitation de difficultés économiques. L’ONU a également documenté le recrutement forcé d’étrangers par l’armée russe.
L’appel d’Amnesty intervient après celui d’une organisation zimbabwéenne, qui avait exhorté l’Afrique à dénoncer les recrutements russes pour la guerre en Ukraine le 27 octobre dans un appel aux dirigeants africains.





