Amnesty accuse Lagos d’avoir déplacé 50 000 habitants
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch
Les démolitions forcées menées à Makoko entre décembre 2025 et janvier 2026 auraient déplacé environ 50 000 habitants et détruit 5 000 logements, selon Amnesty International. L’organisation affirme que d’autres opérations à Lagos ont aussi touché des écoles, des centres de santé et des moyens de subsistance, sans relogement adéquat.
Amnesty International accuse le gouvernement de l’État de Lagos d’avoir déplacé environ 50 000 habitants et détruit 5 000 logements à Makoko, lors d’opérations de démolition menées entre décembre 2025 et janvier 2026. L’organisation de défense des droits humains a présenté ces chiffres mercredi 4 novembre, en s’appuyant sur une enquête conduite du 12 au 16 octobre 2026, rapporte Punch.
Amnesty affirme que les démolitions à Makoko, Oworonshoki et Mile 12 ont aussi détruit 42 écoles, 20 dispensaires et plusieurs lieux de culte. Des habitants ont fait état d’au moins 12 morts liées aux opérations, notamment à la suite d’expositions aux gaz lacrymogènes et d’effondrements, tandis que l’organisation évoque plus de 30 décès signalés dans les communautés de Mosafejo et Idiaraba à Oworonshoki.
Le directeur d’Amnesty International Nigeria, Isa Sanusi, accuse les autorités de procéder depuis mars 2016 à des expulsions sans consultation, préavis suffisant ni relogement. L’organisation affirme que des policiers ont parfois agi avec des hommes armés ou des voyous et que, dans certains cas, des familles ont vu leur logement démoli pendant leur sommeil, selon Punch.






